prendre l’avion avec des tout-petits


votre guide de cabine pour que votre bébé ou tout-petit reste calme  
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Lorsque j’étais encore célibataire et sans enfants, à chaque fois que je prenais l’avion, je jetais des regards suspicieux à tous les passagers, cherchant parmi eux ceux qui pourraient éventuellement se mettre à crier et pleurer dès que l’avion prendrait de l’altitude. Le genre de passagers à mettre des coups de pied dans le dossier de votre siège ou à s’enticher du plateau que vous avez posé face à vous. De ceux qui tambourinent contre les hublots ou se sentent obligés de se lever pour courir dans l’allée toutes les 20 minutes. En d’autres termes : des enfants.

À présent que j’ai moi-même des enfants, je découvre l’autre côté du miroir et c’est désormais moi qui passe tout le vol à éviter le regard des passagers qui, de toute évidence, n’ont qu’un souhait : celui que mes enfants et moi soyons assis aussi loin d’eux que possible.

Ce que je ne savais pas à l’époque où j’étais jeune, insouciante et que je voyageais soit pour mon plaisir personnel, soit aux frais de la société qui m’employait, c’est qu’en fait, voyager avec un enfant s’avère bien plus stressant pour les parents que pour les enfants. Ils doivent en effet tenter de gérer un enfant agité et pas réellement enthousiasmé par l’idée de rester assis, attaché et calme pendant des heures dans un tube en métal lancé à 900 kilomètres/heure.

La première fois que j’ai dû prendre l’avion avec mon bébé, il avait 8 semaines et a passé la plupart du temps à dormir. Un vieil homme qui se trouvait derrière moi au moment d’embarquer, m’avait tapoté sur l’épaule et demandé : « J’espère qu’il est sage en avion ». « J’espère que vous l’êtes aussi », avais-je répondu, et il m’avait alors regardée comme si je lui avais annoncé que le vol était en rupture de cacahouètes ET de biscuits. 

Je ne vais pas vous cacher la vérité, c’est dur. J’ai donc demandé à mes amis (et aux membres de la communauté aden + anais sur Facebook) comment ils s’en sortaient lorsqu’ils faisaient de longs voyages en avion avec leurs enfants. 
 





si vous avez un bébé...


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prenez l’avion pendant les heures de sommeil habituelles de bébé

Nous achetons pour la plupart nos billets d’avion en fonction du prix, mais jamais en fonction des heures de sieste de notre bébé. Pourtant, un vol pendant les heures de repos de bébé contribuera à réduire une partie du stress subi.





faire manger bébé au moment du décollage et de l’atterrissage

Cela permet d’éviter que leurs petites oreilles ne se bouchent, tout en les occupant et favorise (du moins, souhaitons-le) une belle et longue sieste.




demandez un siège à l’avant

Si vous voyagez avec un siège-bébé pour auto, demandez à l’agent d’enregistrement un siège à l’avant de l’appareil. Même si vous embarquez tôt, il n’est jamais très amusant d’avoir à transporter un poids pareil jusqu’à l’arrière de l’appareil.



si vous avez un enfant en bas âge...


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respirez profondément

Car ce vol-là, contrairement au millier de vols similaires que vous avez pu emprunter par le passé et qui vous semblaient plutôt courts, risque de vous sembler durer 100 heures de plus que la normale. 





discutez-en

Prendre l’avion est une aventure ! Expliquez à votre enfant que vous allez voler dans le ciel, mais tout en vous trouvant dans un lieu aussi calme qu’une bibliothèque. Ensuite, observez comment leur esprit se met au travail. De plus, en découvrant les voyages aériens à travers les yeux d’un enfant, vous réaliserez vous-même à quel point c’est merveilleux.




préparez leur propre sac

Il se peut qu’ils soient trop petits pour porter eux-mêmes leurs sacs, mais si vous avez acheté un ticket pour eux, cela signifie qu’ils ont leurs propres bagages à main, et cela leur confère de l’importance. Je place de petits sachets et pochettes à l’intérieur du sac de mon fils afin que nous puissions y puiser pendant le vol. Tout d’abord, je place une pochette avec des voitures de course, ensuite, une pochette avec des en-cas, puis une pochette avec des crayons... Chaque petite pochette est comme un cadeau qu’il reçoit pour la première fois et cela l’aide à oublier qu’il restera captif de l’avion pendant plusieurs heures.




munissez-vous d’autocollants

Les autocollants sont comme de la monnaie d’échange pour les enfants. Prévoyez quelques feuillets d’autocollants pour les distribuer tout au long du vol. À part cela, avez-vous déjà utilisé du Washi tape ? Il existe dans des motifs brillants et est facile à décoller à la main. Les enfants adorent ! Honnêtement, j’en avais emporté deux rouleaux pour un vol Minneapolis/San Francisco et mon enfant a passé le vol à le coller au hublot pour le décoller et le recoller sur la tablette. Puis de nouveau sur le hublot.


Peu importe la surface en fait...

+ Une tenue prévue pour les pires conditions : Changer un bébé – ou un enfant en bas âge – dans un petit avion bondé est une tâche qui s’avère au moins 100 fois plus difficile que sur la terre ferme. Assurez-vous que votre enfant porte des vêtements qui facilitent le changement de couche ou de vêtements. 

+  Emportez du plastique : J’entends par là des sacs en plastique. Si bébé régurgite, ou si votre enfant ne peut pas vomir directement dans le sac prévu à cet effet, vous vous retrouverez avec des vêtements humides et malodorants que vous n’aurez pas forcément envie de ranger dans votre sac. 

+  Rappel concernant le comptoir d’enregistrement : Vous n’avez pas besoin d’enregistrer votre poussette avec vos bagages. Vous pouvez l’utiliser jusqu’à la porte de l’avion où vous la laisserez pour la retrouver à l’atterrissage. 

+ Superposez les vêtements : La température à l’intérieur d’un avion peut être très différente de celle d’un aéroport. Emportez une couverture supplémentaire – nous avons quelques suggestions... ;) – et assurez-vous que votre enfant porte des vêtements faciles à superposer et à retirer afin de préserver son confort.

+ Ne soyez pas trop gênée : Tout le monde a été bébé un jour. TOUT LE MONDE. J’ai vu des gens sur Internet qui déclaraient distribuer des cadeaux (boules Quiès, bonbons ou mots « du bébé ») aux autres passagers et cela me semble complètement inutile. Les bébés pleurent. C’est comme ça. Ce n’est certainement pas le son que les gens préfèrent, mais le bébé ne le fait pas pour gâcher leur journée. Ne vous mettez pas de pression inutile pour compenser une chose contre laquelle vous ne pouvez rien. 

Vous savez ce qui rend un vol plus facile ? C’est obtenir la compassion des gens autour de vous, des gens qui savent qu’un enfant est un enfant et que même le plus petit d’entre nous mérite qu’on le laisse un peu en paix pendant un voyage aérien long et difficile. 

Désormais, lorsque je prends l’avion sans ma progéniture, je mets un point d’honneur à établir un contact visuel avec tous les parents inquiets que je vois. Nous nous sourions et échangeons un regard de connivence, et lorsqu’ils s’excusent parce que leur enfant vient de mettre une fois de plus des céréales gluantes sur mon fauteuil ou dans mes cheveux, je me contente de leur dire : « Ne vous en faites-pas, ce n’est rien. » Et je le pense réellement.





crédit photo : © Fancy Photography /Veer, © Ocean Photography /Veer, © radist /Veer
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